logo home

Accueil > Positions > Presse > Communiqués de presse > 2008 > Les grands moyens pour les banques... et les autres ?

Communiqué du 13 octobre 2008.

Les marchés tremblent. Le gouvernement s’attèle, depuis plusieurs jours, à trouver des solutions et injecte des sommes astronomiques pour sauver les banques. Mais cette crise financière ne doit pas faire oublier les engagements pris dans l’accord de Gouvernement du 18 mars. Ne serait-ce pas interpellant que des moyens ne soient pas trouvés pour ces dossiers-là  ? Alors que de nouvelles négociations tiennent le haut de l’affiche, Vie Féminine souhaite rappeler aux responsables politiques ses dossiers prioritaires :

- Un statut complet pour les accueillantes d’enfants conventionnées

Pas d’allocations de chômage, de valorisation de l’ancienneté, de congés payés... Les accueillantes d’enfants ont un statut particulièrement réduit. Il est plus que temps que ces travailleuses obtiennent un statut complet au même titre que l’ensemble des professionnels du secteur ! Il est donc urgent et indispensable que de nouveaux moyens soient dégagés pour permettre d’évoluer vers un statut complet de travailleuses et non pas vers un xième statut intermédiaire qui ne ferait qu’aggraver les problèmes de gestion des services et des organismes publics chargés de le mettre en place.

- Pas de titres-services pour l’accueil des enfants

Vie Féminine réitère son opposition à l’élargissement des titres-services à la garde d’enfants à domicile. En effet, l’accueil des enfants doit être assuré par des professionnel-le-s qualifié-e-s, ce que ne garantit pas le système des titres-services, qui ne permet pas non plus un accès démocratique. Ce système est de surcroît très coûteux pour la collectivité. Les moyens prévus pour cette extension doivent être consacrés à une politique cohérente de création d’emplois articulée avec une offre d’accueil de l’enfance de qualité.
Plus globalement, Vie Féminine déplore l’absence de politique cohérente en matière d’accueil de la petite enfance. Du bricolage et des mesures gadgets alors que les besoins sont criants ! En Belgique, le taux de couverture n’est que de 28% alors que le Québec peut se vanter d’atteindre les 90% ! Les moyens du fédéral doivent soutenir une politique d’accueil de l’enfance digne de ce nom.

- SECAL : relever le plafond d’accès aux avances

Le Service des créances alimentaires (SECAL) récupère auprès des débiteurs le montant des pensions alimentaires dues ainsi que les éventuels arriérés et les verse ensuite aux créanciers. Le SECAL octroie également des avances sur les pensions alimentaires impayées, mais ces avances sont conditionnées par un plafond de revenu. Nous souhaitons que le budget tienne compte d’un relèvement de ce plafond d’accès. À ce sujet, rappelons que l’accord du gouvernement du 18 mars prévoyait d’étendre les conditions actuelles et les montants d’intervention du SECAL. La note de politique générale de Didier Reynders, Ministre des Finances, prévoit également de relever les montants d’intervention. À la veille de la Journée mondiale du refus de la misère, il est temps que les engagements pris se traduisent dans les faits. Rappelons que Vie Féminine exige un service universel, c’est-à -dire donnant accès à tous les ayants droit sans plafond de revenu.

- Garantir les moyens du FESC

Institué et géré au sein de l’Office National d’Allocations Familiales pour Travailleurs Salariés (ONAFTS), le Fonds d’Équipements et de Services Collectifs (FESC) est sur le point d’être régionalisé. Source de financement de services collectifs (dont huit au sein de Vie Féminine), ce fonds est à la veille d’une réforme toujours aussi floue en matière de conséquences financières. Vie Féminine demande que des mesures soient prises pour que ces structures d’accueil puissent continuer à exister et à bénéficier au minimum des moyens dont elles disposent actuellement (le financement de l’emploi et du fonctionnement).
Par ailleurs, nous demandons que le moratoire soit levé pour que les structures puissent faire face à leurs obligations salariales (barème, indexation). Il est également primordial de débloquer les moyens prévus lors du Sommet d’Ostende pour atteindre les normes d’encadrement définies par le gouvernement de la Communauté française. Parallèlement, nous nous réjouissons de la décision d’associer des représentant-e-s des organisations familiales dans l’organe de gestion institué au sein de la Communauté française afin de gérer le FESC transféré à ce niveau.

- Régulariser les sans-papiers

Enfin, Vie Féminine tient à souligner le combat des sans-papiers qu’elle soutient depuis le début. Alors que la circulaire précisant les critères de régularisation est toujours attendue, Vie Féminine insiste, encore une fois, sur les spécificités des femmes sans papiers (charge des enfants, violences, droits bafoués dans le pays d’origine...) et rappelle qu’elle a fait des propositions concrètes à la Ministre Annemie Turtelboom. De plus, Vie Féminine dénonce la volonté de la Ministre et du Gouvernement de lier les autres dossiers concernant l’immigration à celui de la régularisation, alors que des engagements fermes avaient été pris dans l’accord du 18 mars.

Pour toute information complémentaire :
- Hafida Bachir, présidente de Vie Féminine
02/ 227.13. 01
presidente-nationale@viefeminine.be
- Laurence Stevelinck, chargée de communication
02/227.13.28
communication@viefeminine.be
- Vie Féminine
Mouvement féministe d’éducation permanente
111, rue de la Poste - 1030 Bruxelles
02 227 13 00