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Accueil > Nationale > Une > 40 ans de droits des femmes sans tambour ni trompette !

Une carte blanche de la Coalition « Pour des Assises des droits des femmes ! », co-signée par Vie Féminine

Au niveau international, les droits des femmes sont protégés par un traité spécifique appelé Convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF). Adopté en 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies et ratifié en 1985 par la Belgique, ce texte a force de loi dans notre pays, mais il reste largement méconnu, que ce soit par le grand public ou par les acteurs et actrices impliqué·es dans le champ juridique et dans la lutte pour l’égalité des femmes et des hommes.

L’objectif de la CEDEF est de défendre spécifiquement l’accès des femmes à tous leurs droits et à toutes leurs libertés. Elle couvre de nombreux domaines : éducation, emploi et droits sociaux, santé, diplomatie, vie politique, justice, droit civil et familial, etc. La convention a pour ambition de garantir aux femmes le plein exercice de tous leurs droits humains mais elle va plus loin en soulignant aussi certains aspects liés à la position spécifique des femmes dans la société : la protection de la maternité des travailleuses, la lutte contre différentes formes de violences ou encore l’accès à des services de santé et d’éducation à la santé, notamment en matière de planification des naissances. Elle permet aussi d’affiner la lecture des discriminations directes et indirectes rencontrées par les femmes, en se référant explicitement aux stéréotypes et aux préjugés pour expliquer ces discriminations.

40 ans après la ratification de la CEDEF par la Belgique, la situation des droits des femmes reste cependant à la traine chez nous. En effet, les femmes rencontrent de nombreux obstacles pour faire appliquer leurs droits (droits sociaux et droit au/du travail, difficultés d’accès aux services de proximité ou à l’enseignement…). Des dossiers urgents évoluent trop lentement : lutte contre les violences, écart salarial et de pension, individualisation des droits sociaux, discrimination sur le marché du travail et dans l’enseignement, prise en compte des charges familiales, créances alimentaires, prise en compte des spécificités de genre dans les politiques d’asile, accès à l’avortement et à la contraception, etc. Il faut aussi déplorer un manque d’attention aux discriminations multiples et intersectionnelles, des mesures ignorant les réalités de vie des femmes, des législations insuffisantes et un manque de coordination globale entre les différents niveaux de pouvoir en matière de droits des femmes.

Découvrir l’intégralité de la carte blanche et la liste des signataires sur le site de La Libre Belgique