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Lors du Congrès de Vie Féminine en 2010, le champ socio-économique a été identifié comme un des axes prioritaires à travailler pour le futur. Mais les changements auxquels les femmes aspirent invitent à une profonde transformation du modèle économique en lui-même. C’est pourquoi nous avons entamé un travail de réflexion et de recherche, avec pour objectifs de dessiner des contours à ce nouveau modèle économique et d’enclencher un processus d’identification des alternatives économiques féministes que le Mouvement voudraient porter dans les années à venir.

Lors du Congrès de Vie Féminine en 2010, ont été votées douze conditions pour une société égalitaire, solidaire et juste. Si elles balisent impeccablement le projet de société auquel aspirent les femmes, elles ne vont pas jusqu’à indiquer les revendications concrètes que le Mouvement doit porter pour traduire ce projet dans les faits. Dans cette perspective, le champ socio-économique a été identifié comme un des axes prioritaires à travailler pour le futur. Mais les changements auxquels les femmes aspirent invitent à une profonde transformation du modèle économique en lui-même. C’est pourquoi nous avons entamé un travail de réflexion et de recherche, avec pour objectifs de dessiner des contours à ce nouveau modèle économique et d’enclencher un processus d’identification des alternatives économiques féministes que le Mouvement voudraient porter dans les années à venir.

Cette étude s’inscrit donc dans un cadre et un contexte bien précis. Elle part d’abord des orientations et débats du Congrès, mais aussi sur les très nombreuses revendications déjà portées par notre Mouvement comme par d’autres mouvements de femmes, dans ce domaine. Ensuite, elle s’appuie également sur des convictions et une analyse de société, qui lie les situations de violence, d’injustices, d’inégalités sociales et économiques, les sentiments de mépris, de dévalorisation, de culpabilité et de non-partage, vécus par les femmes à une organisation sociale qui crée des hiérarchies entre les personnes sur base de leur sexe, de leur « capital » matériel et/ou culturel, de leur origine réelle ou supposée (nationalité, couleur de peau, religion, etc.). Pour nous, la précarité des femmes trouve sa source dans une répartition inégalitaire des rôles et des ressources structurée par les trois systèmes de domination que sont le patriarcat, le capitalisme et le racisme. Enfin, travailler sur les enjeux socioéconomiques et les politiques sociales s’avère réellement indispensable vu le contexte actuel d’austérité et de grignotage des droits des femmes, notamment des droits sociaux. C’est d’autant plus essentiel que de nombreux autres acteurs de la société civile ou du monde économique et politique cherchent à redéfinir de nouveaux modèles économiques face aux multiples crises des dernières années. Avec le risque que la voix des femmes et les options féministes développées ces dernières décennies soient de nouveau complètement occultées.

Pour que le Mouvement puisse élaborer et porter des revendications politiques fortes dans le champ socioéconomique, de véritables alternatives économiques féministes, notre étude préalable s’est donc penchée sur différents aspects :

1) des enjeux prioritaires et transversaux :
Pour y voir plus clair et structurer notre réflexion, nous avons identifié 4 enjeux prioritaires auxquels doivent répondre nos futures revendications. Il s’agit de : la redistribution, la place du travail, les biens communs ou services de base et la prise de décision. Ces 4 enjeux ont ensuite été explorés pour en saisir toutes les dimensions : définition, objectifs à poursuivre, spécificités pour les femmes, identification de tensions, alternatives déjà existantes.

2) des repères et savoirs essentiels quand on parle d’économie et de féminisme :
Il s’agissait ici de tenter de répondre à différentes questions plus globales sur l’économie et son articulation avec une perspective féministe : critique de l’économie actuelle, définition alternative de l’économie, point de vue féministe sur l’économie, valeurs et options à défendre en matière d’économie, repères et balises pour définir des alternatives,...

3) des théories, pratiques, courants alternatifs déjà existants :
Enfin, pour alimenter les futures réflexions, nous avons voulu explorer certains « modèles » alternatifs, identifiés au cours du projet : l’économie sociale et solidaire, l’économie humaine, la décroissance et le modèle « féministe » d’Etat social. Nous avons à la fois cherché à comprendre les origines, les logiques et les enjeux de ces alternatives, mais aussi identifié des points de convergence ou de divergence entre ces modèles et nos propres enjeux et repères.

Pour obtenir cette étude, vous pouvez contacter Vie Féminine via :
- le secrétariat régional de votre région
- le secrétariat national : secretariat-national@viefeminine.be
ou 02/227 13 00

Prix : 3,00 € membre de Vie Féminine / 5,00 € non-membre + frais d’envoi.