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Accueil > Enfance/FSMI > Archives > Action d’urgence du 8 juillet 2011

UNE ACTION D’URGENCE A ETE MENEE PAR LES ACCUEILLANTES CE VENDREDI 8 JUILLET 2011 AFIN DE RAPPELER AUX MINISTRES CONCERNES QU’ELLES NE BENEFICIENT TOUJOURS PAS D’UN STATUT COMPLET DE TRAVAILLEUR SALARIE, ALORS QUE CELUI-CI AURAIT DU ENTRER EN VIGUEUR DES LE 1 JANVIER 2011.

<asj088|left>En 2003, les accueillantes d’enfants se sont vues octroyer un statut dit « sui generis ». Celui-ci n’est autre qu’un sous statut reléguant les travailleuses à une situation extrêmement précaire. En effet, sous ce statut, les accueillantes ne disposent pas du droit aux allocations de chômage, ni de la valorisation de leur ancienneté, pas de congés payés, de 13ème mois... Au regard des responsabilités sociales et pédagogiques que portent les accueillantes et vu les conditions de travail qu’elles vivent (10h/jour, couverture sociale précaire, indemnité de frais en lieu et place d’un salaire fixe...), il est nécessaire qu’elles obtiennent, aujourd’hui, une reconnaissance de leur métier et donc un statut complet de travailleuses salariées.

Le Comité ministériel restreint avait marqué son accord le 12 février 2010 sur un projet d’accord pour un statut complet (projet déposé par Joëlle Milquet avec la ministre des affaires sociales). Celui-ci avait été envoyé pour discussion finale aux différentes communautés et aurait dû entrer en vigueur dès le 1 janvier 2011. Toutefois comme chacun sait, entre temps, le gouvernement a démissionné pour laisser place au régime des affaires courantes... et rien n’a changé !

Dès lors, afin de remettre la question de leur statut complet au centre des préoccupations des ministres fédéral et communautaire et dans le but d’exprimer leur ras-le-bol de voir ces derniers se rejeter le financement de ce statut telle une patate chaude, une quarantaine d’accueillantes membres de la FSMI se sont rassemblées ce 8 juillet 2011 pour une action d’urgence.

Les accueillantes attendent un engagement ferme de la part des politiques et elles revendiquent que le statut complet soit une priorité, qu’il soit mis sur la table lors des négociations pour la formation d’un gouvernement et que les moyens nécessaires à sa mise en place soient dégagés. Face à ces attentes, le Cabinet Nollet a réaffirmé « la nécessité d’aboutir, peut-être par paliers, au statut complet ». Il indique reprendre « dès que cela sera possible les discussions et relancer le groupe de travail en visant l’objectif du statut complet ». Chez la Ministre de l’Emploi, Madame Milquet a promis « si la volonté des autres partenaires et niveaux de pouvoirs concernés existe également, de mettre en Å“uvre sans tarder le volet fédéral de l’accord de février 2010 afin d’instaurer un statut complet pour les accueillantes ». Elle annonce que des initiatives concrètes seront prises sur ce point dans les semaines à venir. Le PS a voulu rassurer les accueillantes en affirmant que « ce n’était pas parce que le statut complet n’apparaissait pas dans la note de Mr Di Rupo que le PS ne s’engageait pas à le défendre ».

Ces réactions positives de la part des politiques sont encourageantes pour les accueillantes dans leur lutte (longue de plus de 30 ans) pour leur statut. Toutefois, il convient de rester attentifs, si phasages il y a, que l’accord précise clairement que l’objectif final est le statut complet.