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Accueil > Présentation > Action internationale > Camp 2011 des jeunes féministes d’Europe : la solidarité féministe en actes

Le premier Camp des Jeunes Féministes d’Europe, initiée par le groupe « jeunes femmes » de la Marche Mondiale des Femmes de Paris, s’est déroulé près de Toulouse, du 9 au 17 juillet 2011.

Le premier Camp des Jeunes Féministes d’Europe, initiée par le groupe « jeunes femmes » de la Marche Mondiale des Femmes de Paris, s’est déroulé près de Toulouse, du 9 au 17 juillet 2011. 70 jeunes femmes d’une dizaine de pays européens se sont retrouvées pour échanger sur le mouvement féministe dans leur pays respectif, leurs manières de vivre cet engagement au quotidien et leurs convergences ou divergences. Vie Féminine était représentée en force à ce rassemblement : notre groupe était composé de 5 jeunes femmes, bénévoles ou permanentes, de différentes régions du Mouvement.

Le premier rendez-vous du camp fut une assemblée générale, l’occasion pour toutes de se présenter : Françaises, Espagnoles, Portugaises, Basques, Galiciennes, Suissesses, Arméniennes, Roumaines, Polonaises, Macédoniennes, Belges et même Québécoises ou Brésiliennes... Dans quelles types de structures sommes-nous engagées, professionnellement ou bénévolement ? Sur quelles thématiques travaillons-nous ? Pour que la parole circule au mieux entre nous toutes et pour dépasser l’obstacle des langues, nous avons mis en pratique une communication participative, horizontale et non violente.

Le camp fut aussi l’occasion de proposer et de participer à une foule d’ateliers. Ceux-ci portaient sur des sujets aussi divers que : l’injonction à la maternité, comment survivre dans un monde masculin ou encore la construction d’un agenda féministe européen. Notre groupe a proposé deux ateliers : un atelier sur notre lecture de la précarité (en essayant de donner une plus grande visibilité aux femmes des milieux populaires) et l’autre sur ce que signifie pour des jeunes femmes de se dire féministes, en termes de force et de poids. Le succès de cet atelier a prouvé l’importance de cette question pour les jeunes féministes de tous les pays. De nouvelles propositions d’ateliers ont aussi émergé au cours de la semaine, comme celui sur la désobéissance civile non-violente ou la non-mixité dans le féminisme.

La perspective d’organiser un mouvement européen qui puisse relayer les enjeux pointés par les jeunes féministes a débouché sur la rédaction d’un manifeste qui tente de développer notre lecture féministe du monde, ainsi que sur des revendications communes. En partant des priorités de travail de nos structures nationales, l’ensemble des jeunes femmes ont identifié huit thèmes principaux. En sous-groupes thématiques, nous avons rédigé des textes qui ont chacun été rediscutés en plénière. En prenant le temps d’aborder des enjeux centraux du féminisme, comme le croisement des dominations, la place des religions dans le patriarcat ou la prostitution, ce processus participatif a permis des débats passionnants. Ce texte, qui doit encore être traduit en plusieurs langues, sera bientôt mis en ligne.

Enfin, à la fin du camp, afin de témoigner publiquement de la grande force de notre travail et de visibiliser les jeunes féministes, nous avons manifesté bruyamment à Toulouse.

Dix jours passés en totale non-mixité, ça bouscule et nous avons toutes senti que cette expérience allait nous transformer plus qu’on ne l’avait imaginé au départ.

Pour la suite, l’ensemble des jeunes femmes pensent avoir besoin de davantage de temps ensemble pour construire un réseau fort et que le mieux serait d’organiser un deuxième camp l’année prochaine... Pourquoi pas en Roumanie ?

En savoir plus :

http://www.youtube.com/watch?v=6KShKj2v1Cc&feature=mh_lolz&list=WL8797AB4FF2CD6C62

http://youngfeministscamp.catchforum.fr/

http://www.genreenaction.net/spip.php?article8521