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Par Guenaëlle Culot, coordinatrice de la thématique santé.

Par Guenaëlle Culot, coordinatrice de la thématique santé.

Les femmes ont toujours été impliquées dans les soins aux malades dans l’ensemble des cultures. Les femmes guérisseuses avaient un rôle privilégié dans la Communauté. Associées au symbole de la fécondité, elles transmettaient leur savoir de génération en génération. Leur proximité avec les manifestations de la vie et de la mort leur a conféré un statut de personne indépendante et respectée dont on consultait l’avis sur des questions privées ou politiques. Ces femmes ont acquis et se sont transmis un savoir concernant l’alimentation, la grossesse, l’accouchement, la contraception, l’avortement... Leur approche de la santé était empirique, c’est-à -dire basé sur l’expérience et englobait l’ensemble du vécu de la personne.

Avec l’institutionnalisation de la famille et l’arrivée du Christianisme, ces prêtresses vont perdre leur rôle et leur pouvoir. Associées au rite païen et détentrices du pouvoir d’extorquer la douleur de l’accouchement, elles constituaient une menace pour l’église catholique qui les exterminera durant près de quatre siècles. La professionnalisation de la médecine finira d’interdire le savoir et les pratiques des guérisseuses et avec elles, progressivement, une approche globale de la santé des femmes en lien avec les différentes étapes de leur vie intime et sociale.

Vous pouvez, ci-dessous, télécharger cette analyse dans son intégralité.