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Accueil > Positions > Analyses > 2006 > Temps partiel : une réforme contre les femmes

Par Irène Kaufer.

Par Irène Kaufer.

En vingt ans, le travail à temps partiel a explosé. Au début des années 80, il concernait en Belgique moins de 10% des travailleurs ; aujourd’hui, un salarié sur quatre travaille à temps partiel. Mais il est très inégalement réparti selon les sexes : il touche à plus de 80% des femmes. [1]

Présenté souvent comme une opportunité donnée aux femmes de mieux « concilier » vie professionnelle et vie familiale, le travail à temps partiel répond d’abord aux demandes de flexibilité du patronat : d’une part, il permet de mieux adapter la présence des travailleurs aux pics d’activité ; d’autre part, étant données les faibles rémunérations, ces mêmes travailleurs – en écrasante majorité des travailleuses – sont toujours prêts à prester des heures en plus à la demande, y compris le soir, le dimanche... Avantage de plus pour l’employeur : ces heures dites « complémentaires » ne sont pas soumises à un sursalaire (à condition de ne pas dépasser certaines limites) comme le sont les heures supplémentaires des temps pleins.

Vous pouvez, ci-dessous, télécharger cette analyse dans son intégralité.

notes :

[1Selon les derniers chiffres donnés par le Ministère de l’Emploi et repris par la Libre Belgique du 5 janvier 2007, 43,5% de femmes contre 8,1% des hommes travaillent à temps partiel.