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Accueil > Positions > Etudes > De fil en aiguille... Nos propositions pour tisser l’égalité

Emploi, formation, logement, culture, santé, enfants, temps, mobilité, violences... des réalités qui s’entrecroisent difficilement pour les femmes. A la veille des élections régionales et communautaires du 7 juin, Vie Féminine souhaite rappeler que les femmes connaissent des situations de précarité particulières, au carrefour de nombreuses politiques. Notre mémorandum vient d’être publié.

Les femmes sont en effet constamment confrontées à des réalités difficilement conciliables. « Comme les pièces d’une mécanique mal huilée, elles génèrent, au moindre grippage, une série d’effets en cascade. Prises au cÅ“ur de cet enchevêtrement, les femmes dépensent beaucoup d’énergie pour assumer les divers rôles qui leur sont impartis, en l’absence de soutien familial ou public ». C’est pourquoi nous avons choisi comme fil rouge la nécessité de faire des liens entre les différentes politiques et de tendre vers un partage juste et égalitaire des rôles et des ressources entre hommes et femmes dans les futures politiques.

Plus concrètement, nous demandons qu’il y ait enfin un nombre suffisant de places d’accueil pour les enfants de 0-3 ans, c’est-à -dire non pas un objectif de 33% mais de 100% de taux de couverture. Ceci permettra à tout enfant d’avoir un lieu d’accueil, de qualité, accessible financièrement et répondant aux différents besoins des familles autant que du marché du travail.

De même, il est intolérable que les personnes handicapées, enfants et adultes, dépendent encore si souvent de la débrouillardise de leurs proches, en majorité des femmes qui mettent alors souvent entre parenthèses leur autonomie. Vie Féminine demande notamment la création de places et de services d’accueil de qualité, avec des solutions adaptées à la grande dépendance.

En matière d’emploi et d’insertion, nous demandons une politique visant un réel accompagnement respectueux de toutes les personnes, de leurs aspirations et de leurs contraintes, où la sanction ne prime pas. Cette politique doit tenir compte tant des situations individuelles des personnes que des autres politiques mobilisées autour d’une mise à l’emploi (garde d’enfants, mobilité, formation, etc.), pour ne pas pénaliser les personnes déjà les plus fragilisées.

De plus, la politique en matière de lutte contre les violences conjugales doit également être poursuivie activement, aussi bien en multipliant les solutions d’hébergement (refuges, logement d’urgence et de transit, accès aux femmes sans-papiers), qu’en soutenant tous les intervenants qui accompagnent les femmes victimes de violences conjugales tout au long de leur parcours (aide juridique, éducation permanente, insertion socioprofessionnelle, etc.).

Notre mémorandum ci-joint détaille, entre autres, ces revendications et demande des politiques à contre-courant, novatrices, intégrant de manière intelligente et globale toutes les préoccupations des femmes. Nous les porterons à l’attention des futur-e-s responsables politiques qui seront amené-e-s à gouverner au lendemain du 7 juin. Et nous nous tenons prêtes à piquer là où les femmes de notre mouvement pointent les injustices qui les frappent !

Pour toute information complémentaire :
- Hafida Bachir, présidente de Vie Féminine
02/ 227.13.01
presidente-nationale@viefeminine.be

- Laurence Stevelinck, chargée de communication
02/227.13.28
communication@viefeminine.be

- Vie Féminine - Mouvement féministe d’éducation permanente
111, rue de la Poste - 1030 Bruxelles
02/227.13.00